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Orlinski : le français le plus côté !

En 2010, Richard Orlinski est classé deuxième artiste français contemporain le plus vendu en France par Art Price. Il fait plus fort encore l’année suivante où deux de ses œuvres figurent parmi les 10 plus fortes enchères de 2011. En quelques années, Richard Orlinski est finalement devenu l’artiste français vivant le plus côté au monde !

Sharon Stone, David Guetta, ou encore le milliardaire Richard Bronson ont tous craqué pour ses œuvres.

Il faut dire que ses animaux – son thème de prédilection appelée « Born Wild » – séduisent un large public, des plus jeunes aux plus érudits amateurs d’art contemporain.

C’est à l’âge de 18 ans que Richard Orlinski se pare d’une véritable passion pour l’art contemporain et devient par la suite architecte d’intérieur et designer. C’est presque par hasard que, à 38 ans, il montre ses crocodiles à des personnalités du monde de l’art qui, instantanément séduites, le découragent néanmoins : « Tu es nobody, personne ne te financera. »

Peu importe, Orlinski se lance. Il achète des moules, ne lésine pas, choisit les matériaux les plus onéreux : résine, aluminium, marbre, pierre, Inox, bronze, béton, feuilles d’or… Travaille sur la brillance et le mat. Met au point une résine transparente et des alliages finition « poli miroir ». Ses animaux sont sauvages, fiers, conquérants. King Kong martèle son torse de ses poings, le crocodile a la gueule ouverte, la panthère est dotée d’une tête quatre fois plus grosse que la réalité. Son bestiaire fantastique s’enrichit de crânes, de mâchoires, de jeans, de stilettos. Grand ­admirateur de Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Keith Haring ou Niki de Saint Phalle, Richard Orlinski fait travailler entre 100 et 150 fondeurs, soudeurs, polisseurs, menuisiers, ­marbriers.

Des pièces qui témoignent d’un succès immédiat : ces dernières se verront présentes au sein de grands évènements tel Art Elysées, la Fiac ou encore Art Basel.

Suite à un travail acharné, Orlinski finit par ouvrir un atelier et se borde de techniciens hautement qualifiés. Au fur et à mesure de son évolution, son succès ne fait que grandir : ses oeuvres voyagent dans le monde entier et finissent même par atteindre des records. Orlinski ne s’arrêtera pas à ce stade et ne cesse d’innover en permanence en travaillant avec de nouveaux matériaux et en jouant avec des effets de lumières. Cependant, cet artiste emblématique ne se limite pas à cette discipline artistique : ce dernier fait aussi part d’une sensibilité à travers le monde de la musique et même celui du cinéma.

En partie boudé par l’intelligentsia parisienne, il aura multiplié les défis : des expositions à ciel ouvert à Aspen aux Etats-Unis, Val-d’Isère, Courchevel où il installe ours, chevaux, loups de 3 à 7 mètres. Noël 2015, un colossal gorille rouge accueillait les skieurs à l’arrivée du téléphérique de la Saulire à 2 738 mètres d’altitude. Un peu plus loin, c’était un ours de 5 mètres. Effet spectaculaire, buzz immédiat. Exposé dans 90 galeries à travers le monde, Orlinski, qui a vendu, il y a deux ans, une pin-up jaillissant de la bouche d’un crocodile en or pour 15 millions d’euros, tient mordicus à ce que son travail soit vu par tous.

« Je veux casser les codes, mon œuvre doit être accessible, y compris aux jeunes qui peuvent acquérir mes sculptures miniatures pour quelques centaines d’euros. L’art n’a pas de frontières. »

Il dit réinvestir 90 % de ce qu’il gagne dans ses différents projets.

The Marquise

 

 

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