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Artistes et Internet : stimulation réciproque 

L’art qui puise son inspiration sur Internet et dont les projets sont situés sur le net est de plus en plus important.

Le Net art ou webart est un terme inventé par l’artiste Vuk Cosic au début des années 1990. Il s’est intéressé au pouvoir de détournement, d’ironie et d’activisme qu’offrait le World Wide Web à ses débuts. Aujourd’hui, il s’agit d’œuvres qui n’existeraient pas sans internet. Les artistes, le numérique et les réseaux s’y confondent. Les moyens de production pouvant également être les lieux de diffusion et inversement.

Dans les années 90, Internet était compris en premier lieu comme une vaste utopie. L’art a ensuite accompagné la frustration qui est apparue lorsqu’il est devenu clair que, là encore, il s’agissait de consommer. Internet est un immense supermarché où on trouve de tout !

Du point de vue de l’artiste, il s’agit donc d’un outil utile tant dans le processus de création, puisque les idées sont maintenant glanées ci et là sur la toile, que dans le processus de diffusion, puisque l’outil permet assez facilement de palier un carnet d’adresses trop peu fourni.

Même si la monopolisation croissante d’Internet par quelques grandes entreprises préoccupe le monde du Net art de nombreux artistes développent des projets qui sapent ce processus. Il est passionant de constater à quel point des projets d’artistes peuvent être diverses. Par exemple récemment, l’œuvre de Rosa Menkman porte sur les algorithmes et les distanciations abstraites, tandis que le projet de l’artiste Michael Mandiberg, très politisé, explore le thème de la crise financière.

Le Net art a toujours été critique car il est beaucoup confronté à la plate-forme de distribution que représente Internet. Depuis sa création, Internet a été le support de l’art, qui a accompagné son évolution, sa révolution. Alors, même si les avantages sont nombreux tant pour un galeriste ou un marchand d’art que pour un jeune artiste. Ce n’est pas pour autant que l’espace en ligne est une zone de non droit.

Lorsque la source d’inspiration de l’artiste à la base du processus créatif est puisée sur le web, les difficultés risquent de surgir plus ou moins rapidement. Dès lors, il est essentiel de rappeler deux principes posés : l’idée d’une œuvre d’art n’est pas protégeable en tant que telle. Seule sa mise en œuvre concrète, sa réalisation l’est (mise en forme). De plus, la création n’est protégée que pour autant qu’elle soit originale, c’est-à-dire qu’elle reflète la personnalité de l’auteur.

Au delà de ces considérations, il est tout aussi intéressant de montrer que, pour les artistes la séparation entre le « online » et le « offline » n’existe plus. La jeune génération puise avec naturel dans les contenus qu’elle trouve sur la toile et qui s’échangent sur les réseaux sociaux. Il n’y a plus de séparation entre l’espace réel et virtuel. Cela reflète également notre expérience du quotidien : lorsque nous nous déplaçons avec le Smartphone, nous interagissons constamment avec le virtuel.

Mais si les projets restent bien sur Internet, leur conservation implique des adaptations des moteurs de recherche afin que l’œuvre puisse encore être consultée des années après sa création. Et c’est ici que du chemin reste à faire …

The Marquise

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