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Crèmes solaires ou le cauchemar des mers …

 

On le sait, le soleil est notre allié pour faire le plein de vitamine D mais on sait aussi que le fréquenter de manière trop fusionnelle peut s’avérer dangereux pour la santé. Le premier organe visé est évidemment la peau qu’une trop forte exposition menace de tâches, dessèchement, vieillissement prématuré, cancer…

Les protections solaires sont donc indispensables pour qui souhaite s’exposer au soleil. Toutefois, et c’est comme tout en cosmétique, certaines sont plus recommandables que d’autres.

En terme de composition les crèmes et protections solaires traditionnelles, qu’elles soient achetées en grande surface, en parfumerie ou en parapharmacie, sont composées de filtres UV chimiques. Les perturbateurs endocriniens qu’elles contiennent ont des conséquences sur la vie marine (oursins, mollusques, poissons, crustacés) mais aussi sur la santé humaine. En effet les ingrédients chimiques toxiques contenus dans les produits solaires traversent la peau et pénètrent les cellules. Ironie du sort, les crèmes solaires contiennent souvent d, un ingrédient qui développe des tumeurs cutanées lorsqu’il est exposé au soleil.

Et sur l’écologie et bien les crèmes solaires sont responsables de la mort des coraux, du plancton, des poissons. En favorisant la prolifération d’infections virales, elles peuvent causer la mort du corail en 48 heures !

Selon une étude des Archives of Environmental Contamination and Toxicology de 2015, l’oxybenzone des crèmes solaires entraîne le blanchiment du corail, et par ce phénomène celui-ci rejette les organismes symbiotiques qui le composent et perd sa couleur. Chaque année, entre 4000 et 6000 tonnes de crème solaire seraient déversées dans les mers et océans. On ne connaît pourtant pas encore toutes les conséquences de cette pollution. La recherche ne va pas assez vite. Il convient d’appliquer le principe de précaution, dans la mesure où on ne connaîtra réellement les effets néfastes que dans 10 ou 15 ans. Faut-il pour autant arrêter de se tartiner la peau? Évidemment pas. La crème solaire est indispensable pour se protéger des UVA et des UVB nocifs pour la peau. Ces seconds sont responsables à 90% des cancers de la peau.

Et pour nous permettre de continuer à bronzer sans impacter l’environnement, les animaux ou notre santé des produits solaires innovants ont vu le jour grâce a des marques de crèmes solaires éthiques et écologiques.

Sans composants chimiques mais avec des filtres minéraux, qui eux sont biodégradables, elles sont, selon certains spécialistes, aussi efficaces que les filtres chimiques. Contrairement aux crèmes « synthétiques », elles ne contiennent pas d’ingrédients issus de la pétrochimie mais plutôt des huiles végétales.

Ces crèmes à filtre minéraux sont souvent estampillées « bio » . Plusieurs marques, comme Evoa, Algotherm ou Alphanova, se sont franchement positionnées sur ce créneau et revendiquent, entre autres, le respect des océans par l’emploi des seuls filtres minéraux pour assurer la protection solaire

Les océans sont de plus en plus pollués et de plus en plus de causes qu’on ne soupçonnait pas sont découvertes par les chercheurs. A commencer par les microbilles dans certains produits cosmétiques. Récemment, du plastique a même été trouvé dans le sel de table mer  !

On ne peut pas se passer de crème solaire comme on se prive d’un gommage pour la peau, mais pour ne pas accentuer la pollution des océans, des solutions sont donc à portée de main J

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