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Fondements et renouveaux du Poinçon de geneve

Depuis les débuts, l’horlogerie est menacée par  la contrefaçon. C’est pour lutter contre ce phénomène inquiétant qu’a été créé le Poinçon de Genève voici plus de 130 ans. Ce gage ultime dont les règlements sont sévères, à pour résultat d’obtenir, dans le travail, la perfection qui a fait la réputation mondiale de la haute horlogerie Suisse.

Dans un premier temps il fut élaboré en 1873 par le Bureau de contrôle des montres genevoises, à la demande du Grand conseil de la République et du Canton de Genève et principalement de la Société des horlogers, menacée par le fléau de la contrefaçon. Ce label qui peut être obtenu à la condition que le mouvement de la montre présentée, mécanique évidement, soit assemblé et réglé dans le Canton de Genève, et que chaque calibre présenté réponde à 12 critères à la fois techniques et esthétiques. Comme tout critère de qualité que l’on décerne, ce dernier eut besoin d’évoluer, en fonction de son temps et des innovations technologiques importantes qui font de l’horlogerie ce qu’elle est aujourd’hui.

Les efforts et les démarches des horlogers genevois aboutirent à l’adoption par le Grand Conseil, le 6 novembre 1886, d’une loi qui fut remaniée en 1891, en 1931 et en 1955…

Puis, non sans difficultés, le Poinçon de Genève s’est offert une nouvelle jeunesse en 2012, tandis que le projet naissait déjà 4 ans auparavant une nouvelle approche a vu le jour, complètement tournée vers l’avenir. Il aura tout de même fallu plusieurs années et une commission de 7 personnes pour changer les préceptes de cette norme et pouvoir enfin la faire évoluer en conformité avec les attentes du client et aussi avec les inventions et découvertes de la recherche horlogère. Il aura également fallu changer des lois, caduques, et faire en sorte de ne plus se heurter aux freins juridique et légal.

Quant à l’avenir ? Bien que plus d’un million et demi de mouvements aient été frappés du Poinçon de Genève depuis sa création, de moins en moins de marques font appel à ce Label…et les deux géants Rolex et Patek Philippe ne l’utilisent pas. Pourquoi ? En dehors du fait que Rolex ne se conforme ni ne se mélange jamais aux standards horlogers, Patek Philippe en a pourtant profité… jusqu’à la création de son propre poinçon

A l’heure actuelle ce Poinçon  » confidentiel  » est donc réservé à quelques marques, non pas car les autres ne souhaitent pas en bénéficier mais parce que son appellation est intrinsèquement réductrice en termes de localisation. Elle permet pourtant de maintenir un vivier économique précieux…

Ce qui est certain, c’est que ce Label d’exception n’a pas finit de s’adapter au futur de l’horlogerie. Il reste l’une des appellations professionnelles les plus reconnues. Il demeure aujourd’hui le symbole de l’authenticité mais aussi de la perfection horlogère.

Une affaire à suivre …

The Marquise

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