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Jean Paul Gaultier : artiste et griffe incontournables

Les défilés haute couture Jean Paul Gaultier possèdent ce caractère totalement irrévérencieux et facétieux qui a fait le succès de sa griffe. Les tenues rocambolesques y côtoient des classiques revisités (tel le fameux corset), les matières basiques telles que la laine, le coton ou le lin se mêlent aux cuirs, aux fourrures et aux strass. À chaque collection, le créateur s’attache à mettre à jour l’une des facettes de la femme d’aujourd’hui : mi-vierge effarouchée, mi-rockeuse délurée, celle-ci s’y révèle dans toute son ambivalence, tel un caméléon renaissant chaque fois dans un autre style ou une autre époque.

La question de l’identité a toujours figuré au cœur des défilés haute couture Jean Paul Gaultier. Ses invraisemblables costumes créés pour le théâtre ou le cinéma apportent le témoignage sans failles d’un goût pour les jeux de masques et de travestissement.

Ce sont les années 1980 qui marquèrent l’avènement de l’empire Gaultier. Les clés de ce succès : une vision révolutionnaire de la mode mais aussi une capacité à s’entourer d’experts du monde de l’entreprise comme du gotha. Si il a su s’imposer sur la scène parisienne du luxe, c’est avant tout car il a su, 35 ans durant, prendre la mode à contre-pied. Au début des années 1980, il recycle ainsi des boîtes de conserve pour donner naissance à une collection « éthique » avant l’heure. Mais c’est surtout à partir de 1983 que Jean-Paul Gaultier sort du lot : il crée « l’Homme Objet » et sa fameuse marinière, puis, un an plus tard, la jupe pour hommes et la mode unisexe.

En 1990, il crée l’ensemble des costumes du « Blond Ambition Tour » de Madonna ; en 1994, il s’attaque à la panoplie vestimentaire de « Kika », nouvelle héroïne de Pedro Almodovar puis de « La cité des enfants perdus », long-métrage de Caro et Jeunet ; en 1997, il se met à l’ouvrage sur les costumes du « Cinquième Elément » de Luc Besson. Ces collaborations sont les écrins de prestige d’un empire devenu, avec le temps, tentaculaire et culte !!

L’expansion de sa maison, Gaultier la doit avant tout à deux hommes : son compagnon de toujours, Francis Ménuge, et son ami d’enfance devenu un temps directeur général de la maison, Donald Potard. Le premier structure l’entreprise et développe des licences dès les années 1980. Le second encourage Jean-Paul Gaultier à oser la diversification en prenant position sur le marché lucratif du parfum. C’est ainsi qu’en 1993 naît « Jean-Paul Gaultier », la première senteur pour femmes du créateur. Le succès est immédiat et ce n’est qu’un début ! En 10 ans, le couturier donne naissance à 2 autres jus puis à la première ligne de maquillage exclusivement dédiée à l’homme : « Tout Beau, Tout Propre »…

Depuis 2014, il ne crée plus pour le prêt-à-porter et se consacre à la couture et aux parfums, qui appartiennent tous deux au groupe espagnol Puig. Mais il ne manque pas d’activités. Il a accepté de réaliser 500 costumes pour un show présenté à Berlin, l’année dernière, un énorme travail! Et à également continué de s’occuper de l’exposition itinérante sur ses trente-cinq ans de création. Initiée à Montréal en 2011, elle a voyagé dans 12 pays avec une mise en scène spécifique à chaque lieu.

A la une de l’actualité, et 24 ans après le lancement de son premier parfum féminin, Jean Paul Gaultier cherche à nouveau à surprendre avec Scandal son nouveau parfum qui souffle le sucré du miel et le sérieux du patchouli. Le tout, enrobé dans un flacon clin d’oeil dont le bouchon est surmonté d’une paire de jambes en l’air !

The Marquise

 

 

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