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La cinéfolie du Festival lumière

Le 22 octobre dernier la 9ème édition s’est (encore) terminée dans un tonnerre d’applaudissements. Le maître de cérémonie Thierry Frémaux s’est amusé avec les spectateurs et, à l’heure du premier bilan, a évoqué un « festin de cinéma », avec des chiffres de fréquentation en hausse et un taux de remplissage de plus de 90% !

Créé en 2009 par l’Institut Lumière, il est devenu l’un des plus grands festivals internationaux du cinéma classique. Une fois par an, c’est à Lyon, ville natale du Cinématographe, que le monde du cinéma célèbre sa vitalité et sa mémoire, à travers une visite contemporaine aux œuvres du passé (films restaurés, rétrospectives, hommages…).

Grâce à l’ensemble des salles de cinéma participantes, le festival rayonne dans toute l’agglomération lyonnaise et touche un large public. Au cœur du festival, le Prix Lumière est remis à une personnalité du cinéma pour l’ensemble de son œuvre. Après Clint Eastwood, Milos Forman, Gérard Depardieu, Ken Loach, Quentin Tarantino, Pedro Almodóvar, Martin Scorsese et Catherine Deneuve, c’est Wong Kar Wai qui a reçu le 9ème Prix Lumière.

Le but du prix étant de gratifier les « artistes qui habitent nos vies », c’est un prix qui est remis pour l’ensemble d’une carrière  ou d’une période assez longue.

Dédiée donc aux  films de patrimoine, cette manifestation a su charmer à la fois le grand public et la crème des cinéphiles autour de la programmation de grandes œuvres populaires restaurées et d’avant-premières de prestige (cette année : La Forme de l’eau de Guillermo del Toro, quelques mois avant sa sortie en France).

Et la raison de ce succès réside simplement dans la motivation du festival : celle de célébrer l’amour du cinéma, la curiosité, l’envie de faire découvrir et l’évidence que les artistes aiment venir parler de leur film, mais aussi de ceux des autres.

Et la formule plait ! Pas de compétition, un public à la fois populaire et cinéphile, des journalistes dix fois moins nombreux que sur la Croisette – environ 400 accrédités cette année, contre les 4 400 à Cannes – une métropole où les infrastructures ultramodernes côtoient un centre-ville riche en bonnes adresses.

Il n’en faut pas davantage pour electriser en un temps record stars et cinéastes de renom, charmés par l’ambiance de colonie de vacances que Thierry Frémaux s’applique, avec un réel talent, à imprimer à son festival depuis les débuts. Sur les 8 jours de la manifestation, il court littéralement partout, assurant avec énergie les deux heures de la cérémonie d’ouverture, mais aussi la présentation d’une bonne partie des 180 projections…

L’esprit du festival est ancré vers le grand public et la découverte ou la redécouverte des plus beaux chefs d’œuvre du cinéma mondial depuis son invention. Les lyonnais et les touristes du monde entier se mélangent dans les salles de cinéma ou les théâtres pour admirer ces morceaux choisis.

La manifestation fêtera sa dixième édition en 2018, année qui devrait marquer aussi le début d’un chantier de création d’un musée Lumière attenant à l’Institut du même nom…On a hâte de voir ça !

The Marquise

 

 

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1 Comment

  1. CEDRIC novembre 7, 2017

    Etant du sud, je ne connaissais pas ce festival.
    Loin de la surpopulation de Cannes, un retour à des classiques et à des carrières… l’esprit du cinéma retrouve ses lettres de noblesses!

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