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La NASA fait son cinéma …

 

Avec la conquête de l’espace et même bien avant, le cinéma a exploité le filon des grandes expéditions dans l’espace à la découverte d’ autres mondes. Les premiers films sur l’espace montrant la conquête de l’espace se sont passé des conseils des scientifiques, les réalisateurs s’en donnant à coeur joie avec leur imagination. Au début des années 1960, avec le début des programmes habités américains, puis du temps du programme Apollo et maintenant avec le Shuttle, de nombreux réalisateurs ont demandé à la toute puissante  NASA des conseils et ont même profité des installations au Kennedy Space Center ou du centre de Houston pour tourner leur film.

Aujourd’hui les collaborations entre la NASA et le cinéma n’ont jamais été aussi fructueuses ! Et c’est tout sauf le fruit du hasard…

Depuis sa création en 1958 après la promulgation par Eisenhower du premier SPACE ACT, l’Agence spatiale américaine a pour devoir de disséminer autant que possible les informations concernant ses activités et ses objectifs. Mais ce n’est qu’après le succès d’Apollo 13 que l’administration Clinton a eu l’idée de créer un service de liaison multimédia en bonne et due forme à la NASA. « Notre mission est essentiellement de raconter les histoires de l’agence de façon divertissante », résume Bert Ulrich, à la tête du service depuis 2005. « Je n’appellerais pas cela de la propagande, mais on essaie d’inspirer les enfants en les faisant regarder vers les étoiles. »

Les producteurs contactent souvent d’eux-mêmes l’agence pour les besoins du tournage. C’était notamment le cas du premier volet d’Avengers, dont la séquence d’ouverture se déroule au NASA Space Radiation Facility  (imaginé pour le film). Au début il leur à été répondu que la NASA ne pouvait accepter leur demande car le script ne contenait aucune référence explicite à l’agence. Plutôt que de chercher un autre endroit où tourner les scènes, les scénaristes de la production Marvel ont remanié les premières pages du scénario pour y mettre la NASA en évidence.

L’agence leur a alors permis l’accès au centre d’essai de Plum Brook Station. De cette façon, tout le monde y gagne.

Aussi, lorsqu’une production a recours aux services de la NASA, elle signe un accord de remboursement des coûts occasionnés par le tournage à l’État. L’agence n’investit donc pas dans la production, elle mise sur la portée culturelle du cinéma pour ancrer son image dans l’imaginaire du public, partout dans le monde. Ce qui explique qu’elle refuse de participer à certains projets, comme Life. D’autres, comme Seul sur Mars de Ridley Scott (2015), sont accueillis à bras ouverts.

L’impact réel de ces collaborations ne peut évidemment pas être précisément mesuré, mais son chef affirme qu’elle est actuellement au sommet d’une vague de grande popularité. Après une traversée du désert au début des années 2000, les missions de la NASA (de Mars à la découverte d’exoplanètes) n’ont jamais provoqué tant d’engouement chez le public. Un intérêt que la NASA s’échine à entretenir, notamment par le biais de la télévision et du cinéma. Ils nourrissent ainsi l’espoir d’inspirer la jeunesse américaine et de préserver leurs budgets. Jusqu’ici, la stratégie s’est avérée payante. Le 21 mars 2017, après avoir limité la casse quant aux coupes que l’agence spatiale redoutait, le président Donald Trump a signé le NASA Transition Authorization Act pour 2017, projetant notamment de poser le pied sur Mars d’ici 2030.

Une vraie soif d’exploration spatiale et de découverte scientifique chez la jeune génération ! L’agence participe à plus de 100 documentaires chaque année et attend avec impatience le scénario du prochain film du réalisateur de La La Land – un biopic sur Neil Armstrong avec Ryan Gosling.

The Marquise

 

 

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