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Le Marché prometteur de la beauté en Inde

Nous assistons à une croissance exponentielle du marché des cosmétiques indiens. Ce marché présente aujourd’hui de nombreuses opportunités et s’illustre comme une poule aux œufs d’or pour les entreprises de ce secteur.

Celles-ci sont d’ailleurs nombreuses à se lancer sur ce marché ultra-porteur.

Avec 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an et une progression de 17% en 2016, le 10e marché de la beauté en valeur est le cheval sur lequel miser dans les prochaines années. Mais Il faut d’abord préciser que cet immense marché indien a des habitudes de consommation qui lui sont propre (comme pour le reste) Impensable par exemple là-bas d’acheter de grandes bouteilles de shampooing… La majeure partie de la population (classes inférieures et moyennes), celle qui va booster pour 90% la croissance du marché dans les prochaines années, préfère les sachets unidose, beaucoup moins coûteux.

Reste aussi à s’adapter aux goûts affirmés d’une population pour laquelle la beauté est une grande affaire depuis toujours. Ultra maquillées, les icônes de Bollywood sont loin de représenter les femmes du quotidien, plutôt versées dans le naturel.

Le maquillage c’est avant tout le «kajal», une sorte de crayon noir utilisé même sur les enfants dans certaines régions afin de protéger leurs yeux du soleil. Le reste est plutôt «nude» ». Mais cette tendance pourrait s’inverser car Rouges à lèvres, blushes, ombres à paupières et le maquillage à l’occidentale, plus sophistiqué, s’invite peu à peu dans les rituels. Avec une prévision de 25% de taux de croissance annuel sur le secteur du maquillage les deux prochaines années, la tendance est confirmée. Les Indiennes dépensent déjà en moyenne 40 roupies (0,55 euros) en fards par mois. Une broutille à l’échelle européenne car ici c’est le soin des cheveux qui prédomine toujours. C’est leur préoccupation numéro une !

De plus, les consommateurs indiens deviennent de plus en plus à l’écoute et au courant de ce qu’il peut se faire sur les marchés des cosmétiques et du bien-être. Certaines grandes entreprises comme l’Oréal participent à cette éducation en ouvrant par exemple des écoles de coiffure. Former des individus afin de mieux vendre et faire comprendre aux consommateurs les bienfaits du produit dans le but de favoriser la vente de ces produits.

Cependant, de nombreuses études montrent que seulement la moitié des foyers indiens achète du shampoing et moins d’un quart achète des produits de beauté. Les ventes d’huiles capillaires sont encourageantes et celles d’autres produits cosmétiques sont amenées à suivre ce mouvement. Toute la problématique se situe autour de la création de produits adéquats, vendus au bon moment et au bon endroit.

Le « combat » que vont se livrer les entreprises afin de savoir qui va au mieux pénétrer ce marché, et pourquoi pas devenir leader, promet d’être intéressant !

The Marquise

 

 

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