L'écrin à bijoux de la culture et du Luxe

L’Uberisation version luxe

 

Dans une économie en forte mutation, les grands groupes du luxe se demandent comment intégrer la tendance de l’uberisation dans leur modèle pendant que des startups les challengent avec un panel de services de plus en plus innovants.

L’industrie, qui a été créée par les baby-boomers en Europe, rencontre sa première crise structurelle. Cantonné au départ à un marché très local, celui que l’on a coutume d’appeler la vieille Europe, le luxe a rapidement rencontré ses premiers consommateurs étrangers. Les Japonais, tout d’abord, dans les années 70 / 80, puis les Chinois.

Ces différentes phases ont donné au marché une croissance phénoménale. Mais avec le ralentissement de la consommation chinoise à travers le monde, combiné à une baisse de la croissance des magasins et des prix, on peut se demander quel sera le prochain relais pour soutenir l’industrie ?

La voie de l’alliance de l’héritage et des nouvelles technologies serait en train de se révéler. Pour assurer leur croissance, les marques du luxe doivent travailler leur clientèle locale. Il ne s’agit pas d’ouvrir des magasins à tout va, mais d’optimiser la performance d’aujourd’hui, notamment en revenant aux basiques du retail : proposer un marketing adapté à la clientèle, améliorer l’expérience client en magasin etc… Les marques du luxe doivent donc apprendre des industries à faibles marges, qui font tout cela de manière naturelle.

Désormais les économistes n’ont que ce mot à la bouche et les marques craignent que le phénomène les touche : l’uberisation du luxe est en marche. Cette tendance de mise en contact direct entre professionnels et particuliers par le biais des nouvelles technologies s’inscrit dans tous les domaines : transport, financement, santé… mais aussi le luxe. L’uberisation a de nombreux avantages : souvent utilisé par des entreprises agiles et innovantes, elle permet d’offrir plus de services.

Les grands groupes hôteliers sont par exemple les premiers atteints et cherchent des solutions pour contrer Airbnb. Accord Hotels a notamment revu son positionnement et ses outils digitaux avec la création d’une application simple et intuitive de réservation. Mais le phénomène s’étend encore et toujours et les groupes de luxe souhaitent prendre le problème très au sérieux.

Pendant que LVMH et Kering s’arrachent les startups de la mode, Pernod Ricard a pris le parti de former une cellule d’innovation : le BIG, pour créer des startups de toute pièce en faisant se rencontrer des profils avec une forte culture de l’entreprise et des talents extérieurs.

Alors Même s’il est dit que tous les secteurs et professions sont potentiellement concernés par l’uberisation. L’une des principales raisons étant le changement de comportement des consommateurs qui recherchent de l’immédiat et du bas prix, certains secteurs ne semblent pas être assujettis aux mêmes caractéristiques car si les marques de luxe possèdent le passé et le présent, pour posséder le futur il leur faudra de l’agilité, avoir une empreinte légère, se focaliser sur la technologie (mais pas uniquement sur le digital) et intégrer de nouvelles cultures …

The Marquise

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