L'écrin à bijoux de la culture et du Luxe

Réard, 71 ans après le Bikini….

En 1946, quelques mois après la fin de la seconde guerre mondiale, quelques grammes de tissus viennent bouleverser la vision de la femme et son statut. Ex-technicien dans l’automobile, le Français Louis Réard a une conviction : ce que la guerre a apporté aux femmes en autonomie et en indépendance doit être pérennisé. Et, c’est durant la fête de l’eau, le 5 juillet 1946, qu’il présente son maillot de bain deux pièces. Micheline Bernardini alors danseuse du Casino de Paris, porte le premier bikini de l’histoire pour l’élection de la plus jolie baigneuse !

On imagine bien le scandale éclater avec ce maillot de bain minimaliste jugé impudique car il ose montrer et mettre en valeur le corps. Il ne reste plus que quelques images d’archives pour se remémorer la présentation faite à la piscine Molitor. Si le maillot deux pièces est déjà familier à l’époque, la nouveauté vient de la coupe très échancrée de la culotte qui dévoile largement les hanches mais surtout pour la première fois le nombril. Et bien non ! Pas de scandale brulant pourtant pour le bikini de Louis Réard, ni d’émeutes…

« En bikini, elle fait l’effet d’une bombe », proclamait la première publicité pour « le plus petit maillot de bain du monde ». D’ailleurs son créateur s’était inspiré du terme explosif pour le baptiser du nom d’un atoll des îles Marshall, lieu des essais de la bombe atomique américains.

Au départ il fut tout de même censuré dans plusieurs pays. Le bikini connaîtra la consécration et prendra son envol grâce à Brigitte Bardot qui l’arbore sur les plages de Saint-Tropez dès 1952, suivie par des icônes hollywoodiennes qui s’approprient à la fois l’objet et ce qu’il représente dont l’une des plus célèbres demeure Ursula Andress dans le film « James Bond ».

Une nouvelle image glamour est née : le corps se montre, s’expose et s’assume pleinement.

Si la marque Réard disparait avec Louis Réard au milieu des années 80, sa vision appartient toujours au patrimoine français. Produit iconique, le bikini est même devenu un nom générique. La marque se relance 30 ans plus tard, en respectant ce qui constitue son ADN : innovation, avant-garde et luxe.

Et c’est un véritable coup de cœur pour son histoire qui la voit renaître aujourd’hui. Rachetée par Richard Emanuel il y a 4 ans, Louis Réard rebaptisée Réard Paris renait sous la houlette de Céline Adler (passée chez Huit, Princesse tam.tam ou encore Kookaï Lingerie) nommée directrice artistique. Sur le créneau du Resortwear, la griffe souhaite vite imposer son style minimaliste et graphique en Europe d’abord puis très vite à l’international. Cette première collection est uniquement disponible sur notre e-shop.

Ces maillots de bain aux coutures invisibles, aux lignes épurées et à l’architecture millimétrée offrent un maintien naturel grâce aux structures invisibles intégrées dans chaque modèle permettant un effet fitting de la silhouette. Des coques amovibles, des armatures cachées, des anneaux régleurs pour moduler les décolletés ou des liens de fronçage sur les hanches permettent de moduler chaque modèle.

L’ensemble se décline en 3 segments : entrée de gamme (environ 200 € la maillot), le cœur de marque aux détails couture (environ 300 à 450 €) et enfin l’innovation avec des pièces bijoux (650 €). Car Réard Paris mise sur la création mais garde un lien avec son histoire.

The Marquise

 

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